" Et quand il vient je me dénude. "

" Et quand il vient je me dénude. "
___"On fait aller, on s'laisse tenter on s'fait couler et sans palier, on s'remet d'dans et comme une conne ça occupe le temps, les nourones. Puisque le monde dans notre dos continue de tourner ce salaud, pendant qu'on crève de trop d'memoire pendant qu'la frièvre nous cloue dans le noir... Qu'importe l'endroit, j'suis toujours à l'envers qu'importe mes choix, j'fais toujours le contraire. Ca fait mal, tellement mal, plus mal toujours quand on s'empalle sur son amour. Je fais aller, je fais courir de fausses idées, un faux sourire j'ai des problemes d'apesanteur je sens qu'le ciel ecrase mon coeur.. alors comme ça les bras des autres accaparent tellement moins les notres mais on est plus seul que jamais contre un corps nouveau, ses secrets... Mon dieu c'est fou c'que j'peux l'aimer mais apres tout qu'est-ce-que j'en sais ? Je vis tres bien sa solitude et quand il vient je me denude... Mais c'est pareil, toujours pareil on s'promet pas monts et merveilles, c'est mieux que rien c'est pire que tout mais au matin y'a plus de nous.."
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# Posté le jeudi 15 mai 2008 15:16

?

Mon premier.

Voir aussi le Clip TV1 & le Clip web.
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# Posté le jeudi 15 mai 2008 15:08

.

Just Know that I knew
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# Posté le jeudi 15 mai 2008 14:58

FIN.

FIN.
Releve toi, la vie est belle et te donne une chance.
Je vais m'avancer à visage découvert Devant l'évidence, de mentir, à quoi ça sert Depuis que l'on s'est quitté Tu veux me voir jouer l'amitié Comme si d'un seul coup je t'avais oublié Mais... T'aimer sans en avoir l'air Je ne pourrais pas le faire T'aimer sans en avoir l'air Pour ça j'ai trop souffert Je sens bien ton coeur qui bat Qui bat quand tu t'en vas Et ce brouillard dans tes yeux, je le vois. Tu ne connais pas celui qui tenait mon bras tu n' veux pas savoir ce qu'il est vraiment pour moi... Je n'ai pas de haine en moi De ce qui fait que l'on se noie C'est comme un silence qui ne me lâche pas Mais... T'aimer sans en avoir l'air Je ne pourrais pas le faire T'aimer sans en avoir l'air Pour ça j'ai trop souffert Je sens bien ton coeur qui bat Je sens bien ton coeur qui bat Et ce brouillard dans tes yeux, je le vois.







"Ma lettre. Dans ta boite. Combien de temps elle va rester dedans ? Sous les factures de tes parents. Sous les bulletins de ton frangin. Sous les magasines de ta frangine. Combien de temps elle va rester sous ce tas, dis moi ? Sous les pubs de sushi, de pizzas, de coca, à emporter, à commander, et puis... à jeter ! A peine consommé. La lettre, moi, pareil. Tu vas l'ouvrir au moins ? La lire ? Ou la jeter à peine ouverte ? La lettre, moi, pareil, je te dis. Tu m'as jeté à peine déballé. T'avais tout pris de moi, ma peau, ma langue, mes mots. T'avais bien fait. De toi aussi, j'avais tout pris. J'avais bien fait. Enfin j'ai cru. D'un coup, t'as tout mis dans la poubelle. Ma peau, ma langue et mes mots. Tout, t'as jeté. Ma lettre, moi, pareil, à la poubelle. Dans quel bac ? Les détritus ou les papiers ? Ma lettre avec toutes tes pages que t'as déjà tournées, déchirées et rejetées. Ma lettre avec tes gobelets en carton, toute tachée de coca tout collant. Dans quel bac, dis-moi ? Les détritus ou le verre ? Ma lettre en boule, froissée dans le verre tassé, cassé tout coupant. Moi, pareil, je te dis. Je me suis coupée, blessée. Maintenant ça s'infecte. Fallait pas te tromper de bac. Tout se mélange. Mes souvenirs tout concassés avec mes larmes toutes gluantes. Qui va recycler tout ça, qui ? Des autres gens ? Des pauvres dos courbés, mains gantées, qui vont trier classer toute la journée. Trier tout ce que tout le monde accumule en trop. Trier tout ce que toutes les usines font d'emballages trop encombrants trop gros. Trop quoi ! Toujours beaucoup trop à jeter. Jamais beaucoup à garder. Un gramme dans ton ventre, cent dans la poubelle. Cent grammes à commander, à emporter parce que belle la pub, bon le goût. Mais un gramme à manger parce que lourd le Mac, gras le Coca. Le gramme, moi, pareil. Un gramme dans ta vie de plaisir. Cent grammes dans la poubelle de tes souvenirs. Un gramme à peine consommé, à peine goûté, pas même merci. Et cent grammes dans la poubelle de ton passer gluant. J'étais quoi pour toi avant que tu me jettes ? J'avais du goût ? Après non, j'étais trop lourde ? Tes soucis ont grossi ? C'est pas toi qui vas trier ? Tu trouveras mieux plus tard, alors tu jettes ? T'as raison. Tout s'use trop vite tout le temps. Tout casse trop vite tout le temps. Rien ne résiste à rien jamais. Tout est fait pour se jeter, se recycler. Moi pareil. Fragile, fêlée, cassée, tu m'as jeté. Fallait vite me changer. Avec une autre, une nouvelle, une future à jeter ! Ta nouvelle jetable, elle sait qu'elle est jetable ? Oui bien sûr qu'elle sait. Moi je ne savais pas. Trop conne moi. Elle non, elle se dit : « c'est lui, le jetable ». Et toi, tu te dis : « je suis pas jetable, moi, je suis unique au monde ». Tu te dis que le monde est jetable mais pas toi ? Mais tu vas faire quoi quand le monde sera jeté mais pas toi ? Tu seras tout seul dans l'univers. Tu seras tout seul avec le grand autre, celui qui a fait le monde, celui que les vieux appellent Dieu ? Et tu vas attendre que Dieu recycle notre monde pour toi ? Mais Dieu, on l'a déjà jeté. C'est fini: « In God we trust ». Maintenant c'est: « In gold we trust ». C'est toi qui disais tout le temps ça pour rire. Moi je ne ris pas. Même Dieu, ils essayent de le recycler. Avec l'ancien puis le nouveau testament, puis le nouveau prophète, puis le futur messie. Toujours un nouveau. Y en a même qui préfèrent recycler les gens plutôt que Dieu, alors ils réincarnent les gens dans des plantes ou des animaux en espérant qu'ils se recycleront plus tard dans des gens mieux. Y en a même qui supportent tellement pas qu'on jette Dieu, qu'ils jettent les gens. Alors ils tuent et ils explosent tout. Et même, ils mettent des bombes dans les poubelles. Ils explosent tout ce qui est à recycler. Faut faire gaffe, sinon il n'y aura vraiment plus rien dans le monde si on ne peut même pas recycler ce qui est jeté. Et le plus terrible de tout ; le plus terrible ; ce sont ceux qui s'explosent eux-mêmes, tu te rends compte ? Ils se jettent eux-mêmes. Ils ne croient même plus en eux-mêmes. Ils ne croient en rien. Rien, il restera. Moi pareil. Je ne suis pas née pour être vite commandée, vite emportée, vite déballée, vite consommée, et vite jetée. Puis recyclée encore et encore. De toute façon, il y a un moment où on ne pourra plus recycler. Tout s'arrête toujours un jour. Moi ça y est, je ne suis déjà plus à recycler. Je le sens. Je le sais. Je ne suis pas née pour me faire exploser mon c½ur. Moi, je crois encore en toi. En moi. En mes mots. Mes mots, moi, ma lettre, pareil. Encore dans ta boîte ? Ta boîte déjà recyclée ? Une nouvelle adresse peut être. Tes vieux voulaient vite déménager, pour vite changer de lycée, pour vite et bien préparer ta vie de plus tard. Toi, tu t'en foutais de tout ça. Du lycée et tout. Toi tu voulais être une star, plus tard. Une star de quoi, j'ai jamais su, tu changeais tout le temps d'idée de genre de star. Moi je dis oui, tu seras une star. Parce qu'une star, c'est le truc qui se recycle le mieux du monde. La star qui chante en la star qui parle. La star qui se déshabille en la star qui écrit. Mais parfois, la star, on la jette et c'est tout. Fais gaffe. Pourquoi tu veux être une star ? Pour laisser une trace de toi ? Mais à qui, si tout est jeté ? Tu veux être le plus beau, le mieux pour toi tout seul ? Si tu te regardes trop dans le reflet de la flaque d'eau de ton caniveau, tu ne vas pas te noyer en t'endormant dedans non, mais tu vas être tout noir mazouté du pneu qui va t'éclabousser. Moi aussi je voulais être une star. Mais une star pour toi seulement. Je te l'avais dis, tu te souviens ? C'était con oui, je sais, mais toi t'avais dis d'accord, et t'avais souri, et on s'était embrassés, et on s'était caressés et tout, comme pour la première fois. Et on avait plus besoin de coca et de pizzas. Plus besoin de gobelets. Plus besoin des rêves des autres des stars et tout. On avait besoin que de nous. On rêvait que de nous. Et on regardait que nous. Le monde, nous, pareil c'était. Unique, précieux, on se sentait dans le monde. Pas à jeter quoi ! Pas à recycler non plus ! Unique, précieux, le monde. On s'était dit qu'il fallait qu'on le voie, ce monde. Qu'on voyage partout. Voir les autres... les regarder comme on se regardait nous. On se disait que sûrement ils étaient uniques et précieux. Comme nous. Voir ce qu'ils faisaient dans la vie. Comme nous. Mais pas comme nous aussi. Voir les différences quoi ! On se disait que voir les différences, c'était encore plus voir qu'ils étaient uniques et précieux. Voir où ils vivaient. Est-ce qu'ils vivaient près de la mer pour s'y baigner ? Près de la montagne pour l'escalader ? Près du désert pour s'isoler ? Sous la pluie qui bat le blé ? Sous le soleil qui sèche la viande ? Sous la neige qui glace les langues ? Ou alors, est-ce qu'ils vivaient dans des immeubles ; commandaient, déballaient, mangeaient et jetaient les emballages tout partout comme nous ? Et pourquoi faire comme nous ? On se disait que si les autres faisaient comme nous, c'est qu'ils avaient des bonnes raisons de faire comme nous. Ou peut être pas... mais on voulait savoir. Surtout pas se jeter dans la vie sans savoir. Sans voir. Avoir les yeux qui n'en pouvaient plus de voir. A en pleurer d'aimer tout voir. Comme j'ai pleuré d'aimer te voir... D'abord de loin ; tes yeux ronds de matin bleu perdus dans l'espace blanc galactique ; te tourner autour avant de rentrer comme une comète en feu dans ton atmosphère de parfum frais ; tes yeux de plus près ; tes pleins de petits cristaux dorés, petits continents de ton monde flottant ; me rapprocher encore, attirée par ta force de vie terrestre ; mes mains s'écraser sur ta peau de sable blond ; c'est tout chaud ton ventre désert ! Parcourir tes rondeurs uniques, vallées vivantes, sources précieuses ; le monde, toi, pareil. Aimer... Nos langues se baigner ensemble dans ta bouche liquide, la mienne aussi ; goûter/manger ton sel de peau inusable à jamais ; aimer encore tes combien de mille sourires, expressions uniques ; tes tout plein de petites possibilités de toi ; tes différences de dingue douce ; je me disais que la vie de plus tard avec toi, c'était la vie vraie et puis c'est tout ! Aimer encore et encore... Te voir, t'écouter et comprendre ; ta vie de l'intérieur, ta beauté la meilleure ; tous tes mondes que t'imaginais très fous, trop même ! Toi pareil ; t'étais trop toi, à vouloir tout, tout de suite ; à vouloir plus que tu n'avais déjà ; à vouloir aller toujours plus vite ; à être toujours le plus fort ; à jamais te pauser, jamais tranquille quoi ! Toi, le monde, pareil. Trop à me reprocher toujours tout ; mais j'aimais ne pas être d'accord ; pour être différents ! Mais pas trop. Parce qu'un jour... J'arrive pas à dire... c'est trop dur... une fois. Une seule fois... on s'est traité. De tous les noms, de tout. Une guerre de fous ! Ca l'a plus fait t'as dit. Tu m'as jeté. J'ai dis pourquoi. T'as dis parce que. J'ai dis excuse. T'as dis de quoi. J'ai dis de ça, de te traiter de tout, excuse moi, faut plus se faire la guerre, d'accord ? T'as rien dis. T'es parti. Puis plus rien. Rien. Moi, ça m'a détraqué la tête tout ça. De pas savoir pourquoi, de pas comprendre. D'être jetée comme ça. Maintenant, toutes mes humeurs changent tout le temps, pour un rien. Jamais elles n'ont changé comme ça, hyper vite, hyper souvent. En trois secondes... je vois passer des nuages tout gris dans les orages de ma tête ; je rumine, je gronde, je gueule sur tout et tout le monde ; l'air est lourd de mes humeurs en rage ; puis en un éclair de seconde, je vois... une cicatrice blanche électrique dans le ciel de ma vie noire ; c'est ma tristesse qui me foudroie ; puis je dégouline de mes yeux, une averse, la honte, pour un rien comme ça ; des larmes aussi grosses que des grêlons ; mon sang bleu à peine retenu par le barrage de mes paupières trop fines ; puis ça y est, ça s'arrête, c'est fini ; je m'éclaircis de la bouche, je souris comme une conne ; des rayons d'espoir sortent de mes yeux tout brillants ; t'es trop belle, toi la vie, je me dis ; mouais ; et puis va savoir, j'ai chaud, la haine me remonte ; aussi vite que mon sang à la tête plus rouge que ma colère du dedans ; et je sens... Ma canicule à moi qui me saoule dedans le crâne ; mes vieux neurones qui claquent entre mes tifs ; mes jeunes cellules grisonnantes qui comatent ; et puis une lame du fond de ma peur m'emporte ; noyé, glacé de partout dans mon corps ; j'absorbe une grosse gorgée de ranc½ur ; envie de vomir ; tout es acide, ma gorge, mon nez, mes yeux ; je suis le déchet de moi-même ; empoisonnée, nocive pour moi, pour toi, pour tous ; je suis rejetée par la marée de mes souvenirs noirs ; je m'allonge sur le sable mouillé pour regarder le ciel tourner ; je crois que... le sang dans mes veines coule dans le sens inverse de la vie vraie ; les couches de ma zone de cervelle se trouent ; mes idées crament les unes après les autres ; mes certitudes fondent comme des esquimaux mous ; mes espoirs s'évaporent, et le sel de ma vie pique ma peau toute craquelée ; le niveau de ma connerie suicidaire monte à vue d'½il ; pour tout engloutir ; surtout ma machine à vivre. Je suis foutue si tu ne fais rien pour moi. Foutue. Je sais que tu sais que je sais. Alors viens. Viens me récupérer. Viens mesurer mes dégâts. Mais c'est maintenant. Pas demain. Faut y mettre du tien, du mien. Du nôtre. Sinon le monde de nous deux est foutu. Sauve-nous de nous. Sauve-nous."

Boris Roy




" Foutu destin ! Anna, je t'en prie, vide toi, de tout, de lui, de cette magnificence et de cet adoration qui pendant un an ne t'as pas lâché, tu lui a tout offert, tout donné et regarde où tu en es... "
Interruption sentimentale, Lilly
# Posté le vendredi 19 octobre 2007 15:16
Modifié le lundi 21 janvier 2008 13:19

titre 428

# Posté le mercredi 10 octobre 2007 15:53

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